Le point culminant de la ville
Athènes est cernée de collines — Filopappou, Tourkovounia, l’Hymette à l’est — mais le Lycabette est le seul à s’élever depuis le milieu de la ville construite comme un point d’exclamation. À 277 mètres, il est environ deux fois plus haut que la roche de l’Acropole et se trouve suffisamment loin du plateau antique pour que du sommet on puisse voir l’intégralité de la ville antique et moderne dans toutes les directions.
La colline est calcaire, couverte de pins sur les pentes inférieures, de roche nue au sommet. La petite chapelle blanche d’Agios Georgios (Saint Georges) au sommet existe sous une forme ou une autre depuis le Moyen Âge ; la structure actuelle date du XIXe siècle. Un café-terrasse et un restaurant plus formel fonctionnent à proximité du sommet. La station de funiculaire au sommet est minuscule — un tunnel percé dans la colline avec un seul téléphérique qui met environ trois minutes pour remonter depuis la base à Kolonaki.
La vue justifie tout cela.
Monter : funiculaire ou à pied
Funiculaire : l’option la plus populaire. La station se trouve au sommet de la rue Plutarchou à Kolonaki — la rue qui monte directement depuis la place Kolonaki. Le téléphérique circule environ toutes les 30 minutes (vérifiez les horaires actuels ; les heures varient selon les saisons). Le billet aller-retour est à 7 €. Il y a parfois une file d’attente ; en été, elle peut atteindre 20 à 30 minutes à l’heure de pointe du coucher de soleil. Acheter un billet aller-retour évite le risque que le dernier téléphérique soit complet avant que vous puissiez descendre.
À pied : plusieurs sentiers montent depuis le côté de Kolonaki. Le sentier principal à marches commence près de la station de funiculaire et zigzague à travers les pins jusqu’au sommet en 25 à 30 minutes. C’est une vraie montée — pas technique, mais plus raide qu’il n’y paraît sur la carte. Chaussez-vous en conséquence. Le sentier est agréable par temps frais et pénible sous la chaleur estivale.
Une option intermédiaire : prendre le funiculaire à la montée, descendre à pied. La descente par le sentier ombragé de pins dans la fraîcheur de la première soirée est vraiment agréable et vous donne une idée de l’échelle de la colline.
La vue : ce que l’on voit et depuis où
Depuis la terrasse au sommet, en regardant vers le sud-ouest, l’Acropole est directement en contrebas à environ 1 km. Le cadrage inclut l’ensemble du Parthénon, les Propylées et l’Érechthéion en un seul plan — chose rare à Athènes, vous regardez les monuments d’en haut plutôt que d’en bas. L’étendue plate de la ville s’étend dans toutes les directions ; par temps clair, le Golfe Saronique et les îles d’Égine et Salamine sont visibles au sud-ouest, et les montagnes du Péloponnèse à l’horizon lointain.
En regardant vers le nord, le Stade olympique (original de 1896) et le nouveau complexe olympique de 2004 sont visibles ; plus au nord, les montagnes de l’Attique. À l’est, la crête de l’Hymette remplit l’horizon ; à l’ouest, les collines du Péloponnèse par les clairs hivers.
La meilleure vue se trouve depuis le coin nord-ouest de la terrasse du sommet, qui cadre l’Acropole face au soleil couchant. Ce coin se remplit dans les 30 dernières minutes avant le coucher de soleil ; arrivez plus tôt et sécurisez une position.
L’expérience du coucher de soleil
Le Lycabette au coucher de soleil n’est pas un secret. La terrasse se remplit de visiteurs à partir de 30 à 40 minutes avant le coucher de soleil, et le funiculaire sera à pleine capacité. Rien de tout cela ne diminue la vue — le silence collectif de la foule quand le soleil disparaît derrière le Parnèthe par une journée dégagée a sa propre atmosphère.
Le circuit coucher de soleil au Lycabette emmène un petit groupe sur la colline avec un guide qui explique ce que l’on regarde à travers le panorama de la ville — utile pour s’orienter dans la géographie d’une ville qui peut sembler grande et indifférenciée depuis la rue.
Pour la version lever de soleil — plus ambitieux mais gratifiant par un clair matin — la randonnée lever de soleil à Athènes vous amène au sommet avant que la ville se réveille. La lumière matinale depuis cet angle, tombant sur l’Acropole depuis l’est, est différente du coucher de soleil et par certains côtés plus spectaculaire.
Après le sommet
La descente vers Kolonaki offre une transition naturelle vers la soirée. Les cafés et bars à vins sur Tsakalof et Milioni sont à 10 minutes à pied depuis la base du funiculaire. Pour une soirée complète, la séquence est : funiculaire à la montée pour le coucher de soleil, verre en terrasse au sommet, descente à pied à travers les pins, dîner à Kolonaki.
Le circuit collines intemporelles du Lycabette et d’Athènes prolonge l’expérience avec des arrêts à d’autres points de vue et un contexte historique sur la relation de la ville avec sa topographie environnante — un bon choix pour les visiteurs qui veulent plus qu’un selfie depuis un belvédère.
Le Théâtre du Lycabette
Sur le versant nord-est de la colline, le Théâtre du Lycabette — un amphithéâtre en plein air taillé dans la roche — accueille des concerts et événements de juin à septembre dans le cadre du programme du festival d’été. Le cadre est exceptionnel ; des artistes grecs et internationaux s’y produisent régulièrement. Consultez le programme actuel en ligne (le site du Festival d’Athènes liste les dates). Les billets partent rapidement pour les artistes les plus populaires ; réserver à l’avance est indispensable pour tout ce qui est grand public.
La combinaison d’un spectacle au Théâtre du Lycabette et d’un dîner tardif dans Kolonaki en contrebas est l’une des meilleures soirées athéniennes disponibles. L’itinéraire 3 jours à Athènes inclut une soirée au Lycabette comme conclusion recommandée du deuxième jour.